Chers amis,
J'ai l'immense plaisir de vous annoncer que le Beth Chabad organise un Centre Aéré durant les deux dernières semaines de Juillet. Je vous en dirai plus prochainement.
Nous approchons le mois de Adar, le mois à propos duquel le Choul’han Arouch nous dit : « Quand arrive Adar, on intensifie la joie ». De plus, nous lirons ce Chabbat dans deux Rouleaux de Torah :
Dans le premier, comme d’habitude, la « Paracha » de la semaine : Michpatim. C’est une Paracha particulièrement appréciée par les juristes : c’est la première à inclure autant de lois civiles.
Et dans le deuxième rouleau, nous lirons la Parachat Chekalim. C’est la première d’une série de quatre que nous rajouterons tout au long du mois à venir. En fait, dans cette Paracha, nous rappelons le demi-chekel : l'offrande du demi-sicle que chacun devait donner, chaque année, pour la construction et l'entretien du Temple.
C’est aussi l’origine de la coutume de donner, le jour du jeûne d’Esther, trois pièces de cinquante cents à la Tsédaka.
Voici une des questions qui m’ont été posées cette semaine : Pourquoi a-t-on l’habitude de donner la Tsédaka avant de faire la prière ?
L’origine de cette coutume se trouve dans le Talmud (Baba Bathra 10b) : "R. Eleazar avait l’habitude de donner une pièce à un pauvre homme et ensuite prier parce que, disait-il, il est écrit : « Dans la justice, Je verrai votre face ». Le mot Justice en hébreu est « Tsedaka » qui a aussi le sens de ce que nous nommons communément l'aumône. Donc, le mot « B'Tzedek - dans la justice », dans le verset, suggère que nous devrions aborder D.ieu dans la prière après avoir donné à quelqu'un dans le besoin.
Donner la Tsédaka avant la prière nous rappelle que nous sommes comme une personne dans le besoin devant D.ieu, demandant son aide. Si nous donnons à un pauvre, D.ieu agira «mesure pour mesure» - de même, et nous donnera ce dont nous avons besoin même si nous ne le méritons pas.
A un niveau plus profond, la philosophie ‘hassidique nous explique que lorsque nous donnons de la Tsédaka, nous donnons en quelque sorte la vie, c'est-à-dire vitalité et énergie, à cette personne. Ainsi D.ieu nous « remboursera » et nous aidera à donner vitalité et énergie à nos prières.
Et voici l’histoire de la semaine : C'est Moché qui boit et fait Le’haim pendant tout le mois de Adar. Il se saoule, il se trouve sur une autre planète… bref, il est « un peu trop » joyeux …
Son ami Yaacov lui dit : « mais Pourim ce n’est qu’un jour dans le mois, le 13 et l’obligation d’être joyeux au point de confondre « Béni soit Morde’haï » et « Maudit soit Haman » n’est effective que ce jour là, et toi, tu bois tellement que c’est pendant le mois entier que tu n’es plus capable de distinguer entre les deux ! »
Moché répond : « Penses-tu que Haman ne voulait pas nous exterminer tout le mois ? Il se serait fait un plaisir de le faire ! Mais voilà son souci : D.ieu risque de faire un miracle et là, ce sera une fête d’un mois pour les juifs ! Haman ne voulait surtout pas çà ! Donc il décida de nous exterminer en un seul jour, le 13 Adar. Mais moi, je connais l’intention de Haman… »
Chabbat Chalom et Joyeux mois d’Adar
Rav Mendel Edelman
